Après une semaine sans compétition, le Racing s'apprête à reprendre le Championnat en recevant, ce samedi soir, Valenciennes. La claque à Monaco a été digérée et les Strasbourgeois veulent repartir d'un nouveau pied. Pascal Johansen pense même que cette défaite peut être salutaire. Elle a permis à chacun de reprendre conscience des priorités du RCS.
Et qu'il y a encore des progrès à faire pour viser plus haut.
- Avec la réception de Valenciennes, ce samedi soir, c'est le début d'une série de rencontres difficiles pour le Racing. Comment les abordez-vous ?
- On est conscient que les quatre matches à venir seront compliqués. Mais, sincèrement, il n'y a aucun match facile pour nous cette année. Sur la série qui nous attend, nous ne serons pas les favoris mais ce ne sera pas injouable, loin de là. Lyon sera différent car c'est une équipe qui est au-dessus de toutes les autres. Même si on a pu voir qu'à Gerland certaines choses pouvaient se passer, Marseille l'a montré. En tout cas, nous verrons après les matches allers le nombre de points que nous totaliserons. Et puis, jouer Valenciennes, Rennes et Nancy à la Meinau n'est pas insurmontable. Il faudra prendre des points.
- Pourtant, à domicile, le Racing n'a plus gagné depuis fin août. Y a-t-il un syndrôme ?
- Franchement, on ne se prend pas la tête avec ça. Aucun match ne se ressemble. Face à Bordeaux, nous aurions pu gagner. C'a été un bon nul face à une bonne équipe du Championnat. Contre Paris, nous nous sommes retrouvés à 2-0 après vingt minutes de jeu. Si nous n'avions pas pris ces deux buts, nous aurions gagné, j'en suis sûr. Toutefois, à la Meinau, le contenu reste bon, quel que soit le résultat. Nous connaissons un manque d'efficacité plutôt qu'un manque de confiance. Ca n'a rien à voir avec certaines saisons passées où la situation était plus alarmante. Il faut continuer à jouer notre jeu et nous gagnerons à nouveau.
« Monaco ? Une piqûre de rappel »
- Comment le groupe a-t-il géré les quinze jours de trêve ?
- La première semaine a été une semaine de transition. Il y a eu un retour au calme psychologiquement. Nous avons travaillé physiquement et nous avons disputé un match amical en ayant, dans les jambes, une grosse séance physique le matin.
- La défaite à Monaco a-t-elle été digérée ? Quel a été le retour effectué sur ce match ?
- Comme le disait le coach, il y a des fois où certaines choses ne s'expliquent pas. Ce n'est que la première fois en quatorze matches que l'équipe est passée à côté. C'a été une défaillance collective, nous en sommes tous conscients. Pour un promu, ce genre de match survient plus tôt dans la saison, normalement. Et puis, c'était peut-être aussi un moment où les jambes étaient plus lourdes. Cette claque peut nous faire du bien. Peut-être avons-nous été trop détendus là-bas. C'est une piqûre de rappel. Il faut se bouger contre Valenciennes pour retrouver notre jeu et le chemin de la victoire.
« Il nous manque quelque chose »
- Le Championnat et le classement sont très serrés. Le Racing regarde-t-il plus vers le haut ou toujours vers le bas ?
- On sait qu'en cas de mauvais résultats, on plongera vers le bas du classement. Mais si nous nous lançons sur une série posirtive, on l'a vu en début de saison et il n'y a pas si longtemps, on peut regarder vers le haut très rapidement. C'est intéressant. En tout cas, on veut rester le plus longtemps possible dans cette première moitié du classement. Comme ça, il n'y a pas de pression du résultat à gérer pour un groupe qui demeure relativement jeune. Et puis, on peut prendre plus de plaisir et cela donne des matches comme celui à Lille, par exemple. Le rôle de trouble-fête nous convient bien.
- Le Racing a-t-il, à un moment, oublier que l'objectif prioritaire était le maintien ?
- Peut-être que nous nous sommes grisés. Mais on a pu remarquer aussi qu'à chaque fois que nous avions l'occasion de passer un cap au classement, on s'est loupé. Quand il y a eu la possibilité de s'installer dans la première moitié du classement, nous n'avons pas saisi l'opportunité. Cela prouve quand même qu'il nous manque quelque chose et qu'il ne faut pas nous prendre pour ce que nous ne sommes pas. Il y a encore des choses à travailler dans ce groupe. On peut progresser. Restons vigilants, sinon les mésaventures vécues à Monaco peuvent se reproduire.
Source : SO