Dégoutéeeeeeeeeee ! Jo écarté pour le dep' à Auxerre..Pascal Johansen écarté
Même s'il n'en fait pas un drame, Pascal Johansen, le milieu de terrain strasbourgeois, ne sera pas du déplacement à Auxerre
Cela peut ressembler à ces feuilletons à l'eau de rose qui font pleurer dans les chaumières tous les après-midi.
Si les histoires d'amour finissent mal en général, celle qu'entretiennent Pascal Johansen et le Racing Club de Strasbourg a au moins le mérite de réserver quelques surprises.
A l'heure d'envisager le rendez-vous du week-end, hier, Jean-Marc Furlan a tardé à révéler la liste des joueurs retenus pour la virée auxerroise. Il aurait voulu édulcorer la grosse surprise du jour. Le manager général a finalement choisi de s'expliquer.
« Cohésion de groupe »
« Pascal Johansen sort du groupe, a-t-il révélé avant de commenter.
C'est un choix lié à une évaluation de performance. Je sais qu'offensivement, il est intouchable. Mais dans le foot moderne, les temps de transition sont très importants. Et dans l'impact physique, il est en dessous. En plus, je sens une cohésion de groupe, que les joueurs ont une vraie envie de s'en sortir. Tout le monde doit tirer vers le haut par sa dépense physique, alors que de son côté, c'est insuffisant sur et en dehors du terrain ».
L'enfant aussi terrible que chéri du club strasbourgeois en est quitte pour un entraînement avec le groupe de CFA aujourd'hui et un week-end sans compétition. Au regard de la récente période du Racing, le joueur apparaît, vu de l'extérieur, comme la victime d'une impuissance offensive manifeste - pas le moindre but inscrit depuis plus de 6h30 de jeu, que ses fulgurances individuelles n'ont pas sauvé.
Se refusant à se révolter devant cet inattendu « choix de l'entraîneur », le principal intéressé s'est néanmoins montré surpris. «
Je n'ai pas d'explication, j'avais plutôt de bonnes sensations sur les derniers matches, a-t-il réagi dans un premier temps.
Ça fait bizarre de ne même pas être dans le groupe. Face à Nice, on n'a pas été bons, on n'était pas bien dans nos baskets. Mais je suis le seul des titulaires à ne plus apparaître dans le groupe. Et je n'avais pas le sentiment d'être plus fautif qu'un autre ».
« Je ne vais pas me mettre à douter »
Ce n'est pas la première fois que cela lui arrive. On se souvient notamment d'un épisode franchement mouvementé, la saison passée, sous les ordres de Jean-Pierre Papin.
A la veille du match au sommet de la Ligue 2, joué à Metz, juste avant la trêve hivernale, « Pagalou » se retrouve relégué parmi les remplaçants, exprime son mécontentement lors de l'ultime séance d'entraînement et ouvre une période de défiance à l'égard de « JPP » ponctuée de récurrent « Je t'aime, moi non plus ».
Son nom agite le mercato de janvier, alors qu'on le prie d'aller voir si l'herbe est plus verte à Guingamp, Lorient, Metz ou Grenoble.
Il restera jusqu'au terme de la saison et fait partie des artisans majeurs de la remontée immédiate décrochée à l'été. «
La vie continue, préfère-t-il donc philosopher aujourd'hui sans renier son caractère de cochon. Ensuite,
il peut y avoir des accrochages au quotidien, j'ai toujours été comme ça. Mais je ne pense pas non plus que l'idéal pour un entraîneur soit d'avoir 25 joueurs qui pensent la même chose. Après, l'entraîneur a un groupe à gérer et un maintien à décrocher. Je n'oublie pas que je n'avais pas joué pendant de nombreuses semaines et qu'on avait voulu me faire partir à tout prix. Alors,
je ne vais pas me mettre à contester ses décisions, à demander des explications et à douter parce que je ne suis pas retenu pour jouer à Auxerre ».
Le terme de l'histoire entre Pascal Johansen et le Racing Club de Strasbourg n'est donc pas pour demain.
Source : DNADe son côté, Pascal Johansen se garde bien d'interpréter son éviction provisoire. « Tout simplement parce que
je n'ai pas eu d'explication avec le coach. Je ne suis pas du genre à aller en solliciter. Il gère son groupe au mieux et prend les décisions qu'il croit justes. Il doit estimer que je n'ai pas ma place dans les 18. Mais j'avoue que
ça fait un peu bizarre de passer du statut de titulaire à celui d'écarté. En général, même si tu es moins bon, tu passes par le banc. Peut-être faut-il que je réfléchisse, que
je cherche ce qui a bien pu se passer cette semaine. D'une manière générale, quand je m'embrouille avec un joueur, comme ça peut arriver de temps en temps, c'est toujours ponctuel.
Je m'entends bien avec tout le monde, sur et en dehors du terrain. La semaine passée, j'ai eu, c'est vrai, un accrochage avec le coach et il m'a fait jouer contre Nice. Cette fois, j'ai le sentiment qu'il n'y a rien eu de spécial et je sors du groupe. »
« Pas plus fautif qu'un autre »
Les griefs qui lui sont faits sur son travail défensif le laissent perplexe. « Contre Nice, j'étais un peu comme tout le monde : je n'avais pas vraiment de jambes. Et je me suis, de ce fait, peut-être davantage concentré sur mon jeu d'attaque, surtout dans une période où l'équipe ne marque plus. Mais
je n'ai pas le sentiment de tricher et de ne pas défendre, ni d'avoir été plus débordé qu'un autre sur ce match. Ce qui me gêne avec cette histoire,
c'est que je vais encore renvoyer l'image du mec en marge, alors que je ne crois pas être plus fautif qu'un autre. »
Une dernière impression qui donne un relief particulier aux propos de Jean-Marc Furlan hier midi sur Wason Renteria, prêté cette saison par le FC Porto : « L'entraînement et lui, ça fait deux. Avec un coach qui le connaîtrait moins, jamais il ne jouerait samedi à Auxerre. » Le Colombien, qui, depuis six mois, a multiplié les retards, sera pourtant titulaire au stade Abbé-Deschamps. Au sein de l'effectif, d'aucuns doutent pourtant qu'il se sente vraiment concerné par l'avenir d'un Racing qu'il quittera quoi qu'il arrive fin mai.
Source : L'Alsace.courage Pascal, on est tous avec toi, garde le moral.
ARRETEZ DE TOUJOURS LUI RETOMBER DESSUS ET DE LE DESCENDRE DES QUE QUELQUE CHOSE APPARAIT COMME PROPICE A VOS CRITIQUES !!!